Le ciel du mois d’octobre s’annonce un peu plus calme … mais pas question pour autant de ranger t es instruments ! La belle période d’observation planétaire continue de s’installer, tandis qu’une timide pluie d’étoiles filantes viendra tout de même égayer nos nuits automnales.
Comme à l’accoutumée, tu retrouveras dans ce 61e épisode, l’agenda céleste du mois, suivi des éphémérides planétaires et lunaires, avant de terminer par mes idées d’observations.
Sommaire du podcast
- Introduction (00:00)
- L’agenda du mois (01:00)
- La visibilité des planètes (04:30)
- Les éphémérides lunaires (08:00)
- Mes idées d’observations (10:35)
- Le mot de la fin (13:40)
Liens
Observer l’ISS : https://www.heavens-above.com/
Satellite Starlink : https://findstarlink.com/ – https://get.satellitetracker.app/starlink_01
Nuit internationale d’observation de la Lune : https://science.nasa.gov/moon/observe-the-moon-night/
Éphémérides lunaires d’octobre
![]() Dernier Quartier Samedi 3 octobre 13h25 | ![]() Nouvelle Lune Samedi 10 octobre 15h50 | ![]() Premier Quartier Dimanche 18 octobre 16h13 | ![]() Pleine Lune Lundi 26 octobre 3h12 |
Le 1er octobre, en fin de nuit, la grosse Lune gibbeuse se trouve à l’Est de l’amas des Pléiades, une très belle configuration céleste observable à l’œil nu mais aussi dans des jumelles de type yeux de hiboux, cependant tout cela est trop grand dans le champ visuel de jumelles classiques.
Le 5 octobre, en fin de nuit quelques heures avant le lever du Soleil, le dernier croissant lunaire rend visite à la planètes Mars. C’est à observer à l’œil nu mais surtout dans des jumelles classiques car les deux astres sont suffisamment proches pour s’observer ensemble dans ce type d’instrument. Tu pourras même l’observer dans un instrument de type lunette ou télescope de courte focale en grand champ. Les deux astres étant séparés d’environ 2x le diamètre lunaire.
Le 6 octobre, toujours en fin de nuit, le fin dernier croissant de Lune rend visite à la planètes Jupiter. C’est à observer à l’œil nu mais surtout dans des jumelles classiques car les deux astres sont suffisamment proches pour s’observer ensemble dans ce type d’instrument mais trop éloignés pour être observable dans des instruments de type lunettes ou télescopes (les deux astres étant séparés de 3 degrés).
Le 24 octobre , la quasi pleine Lune flirte avec la planète Saturne. C’est une observation à faire à l’œil nu car les deux astres ne seront pas visibles ensemble dans un instrument, et difficilement aux jumelles car à la limite du champ visuel de ce type d’instrument.
Visibilité des planètes dans le ciel d’octobre

Mercure
En Europe, elle sera difficilement observable ce mois-ci. Sur les deux premières décades du mois, elle est en théorie visible, mais des conditions assez mauvaises et restant très basse sur l’horizon.
Elle sera ce mois-ci dans les constellations de la Vierge et de la Balance dans le sens direct.
Elle débute sa rétrogradation le 24 octobre.

Vénus
Elle est maintenant extrêmement basse au-dessus de l’horizon ouest le soir. Sauf exception, elle sera en pratique non observable. Le 24 octobre, elle sera en conjonction inférieure avec le Soleil et redeviendra visible dans le ciel matinal dès les premiers jours de novembre.
Son mouvement est direct pendant tout le mois dans la constellation de la Vierge.

Mars
En Europe, elle est visible de plus en plus haut dans le ciel en seconde partie de nuit. Bien qu’observable à partir de minuit, elle n’aura toujours que peu d’intérêt dans un instrument, car encore trop loin de la Terre même si elle se rapproche de nous.
Du 10 au 13 octobre, la planète traversera l’amas de la Crèche, une observation à faire aussi bien dans des jumelles que dans un télescope.
Son mouvement est direct pendant tout le mois dans les constellations du Cancer et du Lion.

Jupiter
La géante gazeuse s’observe et se repère facilement de plus en plus tôt dans le ciel matinal, offrant des conditions d’observations largement satisfaisantes. Une petite lunette ou des jumelles permettent déjà de profiter du ballet de ses satellites. Mais elle sera indéniablement d’autant plus plus intéressante dans un télescope que le grossissement sera élevé (en restant raisonnable en fonction de la turbulence atmosphérique).
Son mouvement est direct pendant tout le mois dans les constellations du Cancer et du Lion.

Saturne
Elle s’observe toute la nuit et dans d’excellentes conditions. Le 4 octobre elle est pile à l’opposé du Soleil vue depuis la terme, on parle d’opposition, la meilleure période quelques autour de cette date pour l’observer. On peut voir très facilement Titan, son plus gros satellite, et sous un bon ciel et avec un bon diamètre instrumental jusqu’à 5 voire 6 satellites.
Son mouvement est rétrograde pendant tout le mois dans la constellations de la Baleine.

Uranus
Cette planète est observable une grande partie de la nuit, entre les amas des Pléiades et des Hyades. Bien qu’à la limite de la vision humaine, il te faudra au moins des jumelles pour la repérer ou un télescope pour profiter de son disque planétaire bien visible, l’empêchant de la confondre avec une étoile
Son mouvement est rétrograde pendant tout le mois dans la constellation du Taureau.

Neptune
Elle s’observe quasiment toute la nuit dans de bonnes conditions, mais uniquement au télescope. Son faible éclat la rend difficile voire impossible à observer dans des jumelles ou petite lunette. Elle atteint l’opposition le 26 septembre, ce qui signifie qu’elle est pile à l’opposé du Soleil vue de la Terre. C’est donc sa meilleure période d’observation, pour encore de long mois.
Son mouvement est rétrograde pendant tout le mois des Poissons.
Mes idées d’observations dans le ciel d’octobre
- L’amas ouvert M34 dans la constellation du Persée, observable aux jumelles et au télescope.
- La galaxie M33 dans la constellation du Persée, observable aux jumelles et au télescope.
- La nébuleuse planétaire NGC 7662 dans la constellation d’Andromède, observable au télescope.
🌌 Les amas ouverts
Dans la famille des amas ouverts, je te propose M34, un superbe et vaste amas ouvert dans la constellation de Persée. Il particulièrement simple de repérage, car situé à mi-distance entre les brillantes étoiles Algol de Persée Almach d’Andromède. Il est évident dans des jumelles ou dans un chercheur en se détachant du fond de la Voie Lactée. Dans un télescope privilégie un faible grossissement (entre 50 et 100x). Il renferme une cinquantaine d’étoiles dont quelques particulièrement brillantes.
🌌 Les galaxies
Dans la famille des galaxies, je te propose M33 alias « la Galaxie du Triangle » non pas à cause de sa forme, mais de la constellation qui l’héberge. Elle se trouve à la même distance apparente de Mirach que M31, mais dans la direction opposée : un bon repère pour passer d’une galaxie à l’autre. Déjà visible aux jumelles comme une large tache laiteuse, mais dont la faible brillance de surface la rend étonnamment délicate. Mieux vaut privilégier un faible grossissement et surtout un ciel très sombre car son immense taille apparente fait davantage appel au contraste qu’au diamètre. Au télescope, un instrument de 150 à 200 mm sous un excellent ciel permet de distinguer son vaste halo. Avec 250 à 300 mm, les bras spiraux deviennent plus évidents, ponctués de nodosités lumineuses, correspondant à des régions de formation stellaire.
🌌 Les nébuleuses
Je te propose la nébuleuse planétaire NGC 7662 surnommée la « Boule de neige bleue » dans la constellation d’Andromède. Pour la repérer, elle se situe à environ 15° au dessus de la galaxie d’Andromède. Dans le chercheur elle se présente comme une étoile floue. A l’oculaire de ton télescope, elle apparaît sous la forme d’un disque nébuleux bleu-vert bien marqué et parfaitement circulaire. Un instrument de 150 à 200 mm est le minimum pour disposer d’un grossissement assez important, autour de 150 à 250 fois. Un filtre OIII ou UHC renforce nettement son contraste et permet de mieux détacher cette petite boule colorée du fond du ciel.
Les objets célestes présentées en octobre 2025 et octobre 2024 restent d’actualités, ainsi que les classiques du ciel d’automne.
Sources
PGJ Astronomie : http://pgj.astro.free.fr/
IMCCE : https://www.imcce.fr/
StarWalk : https://starwalk.space/
Heavens Above : https://www.heavens-above.com/
EarthSky : https://earthsky.org/
Draconides et Orionides : http://pgj.astro.free.fr/meteor2026.htm
Semaine mondiale de l’espace : https://www.un.org/fr/observances/world-space-week
Retour de Sophie ADENOT : https://www.esa.int/Newsroom/Press_Releases/Manifestez_votre_interet_pour_le_retour_en_Europe_de_l_astronaute_de_l_ESA_Sophie_Adenot_apres_sa_mission_a_bord_de_l_ISS
Crédits
Habillage sonore : MuZiMage – https://muzimage.com/ et https://www.facebook.com/muzimage
Et avec la voix de Sam Axelle : https://samaxelle.com/ – https://www.instagram.com/sam.axelle/ – https://www.youtube.com/channel/UCnq6N-LWK09QbjWxsrwbI9g
Photo de couverture : Photomontage personnel (sur fond d’illustration de Kanenori via Pixabay)
Mercure : NASA/JPL/Johns Hopkins University/Carnegie Institution of Washington
Vénus : NASA/Ricardo Nunes
Mars : NASA/Voyager1
Jupiter : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Kevin M. Gill
Saturne : NASA, ESA, J. Clarke (Boston University), and Z. Levay (STScI)
Uranus : NASA, James Webb
Neptune : NASA/JPL




