Avec l’une des plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année, deux comètes accessibles aux amateurs, et bien sûr l’opposition de Jupiter sans oublier les phénomènes planétaires, le ciel de janvier inaugure l’année 2026 en beauté.
Comme à l’accoutumée, tu retrouveras dans ce 53e épisode, l’agenda céleste du mois, suivi des éphémérides planétaires et lunaires, avant de terminer par mes idées d’observations.
Retrouvez l’ensemble des rendez-vous astronomiques de l’année dans l’épisode de l’année astronomique 2026 ainsi que les classiques du ciel d’hiver.
Sommaire du podcast
- Introduction (00:00)
- L’agenda du mois (00:45)
- La comète 3I/ATLAS (01:00)
- L’occultation des Pléiades (02:10)
- Pluie d’étoiles filantes des Géminides (02:55)
- Les éphémérides planétaires (05:30)
- Les éphémérides lunaires (11:20)
- Mes idées d’observations (14:45)
- Le mot de la fin (20:00)
Liens
Observer l’ISS : https://www.heavens-above.com/
Éphémérides lunaires de janvier
![]() Pleine Lune Samedi 3 janvier 10h03 | ![]() Dernier Quartier Samedi 10 janvier 15h48 | ![]() Nouvelle Lune Dimanche 18 janvier 19h52 | ![]() Premier Quartier Lundi 26 janvier 4h47 |
Périgée : 1er janvier à 21h44 à une distance de 360 348 km et 29 janvier à 21h46 à une distance de 365 871 km.
Apogée : 13 janvier à 20h47 à une distance de 405 438 km.
Nœud descendant : 7 janvier à 11h22.
Nœud ascendant : 22 janvier à 0h02.
Visibilité des planètes dans le ciel de janvier

Mercure
En Europe, elle est difficilement visible le matin car dans un ciel déjà très clair alors que son élongation solaire diminue. Elle sera repérable jusqu’au alentours du 5 janvier avant qu’elle ne soit en conjonction solaire le 21 janvier et donc inobservable.
Elle est dans la constellation du Sagittaire jusqu’au 20 janvier puis dans le Capricorne.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Vénus
Elle est inobservable ce mois-ci, en Europe comme sous les tropiques car trop proche du Soleil. Elle sera d’ailleurs en conjonction solaire le 6 janvier.
La planète du Berger est dans la constellation du Sagittaire jusqu’au 17 janvier dans celle du Capricorne.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Mars
Cette planète est inobservable, aussi bien en Europe que sous les tropiques.
Elle est située dans la constellation du Sagittaire jusqu’au 23 janvier puis dans le Capricorne.
Elle sera en conjonction solaire le 9 janvier.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Jupiter
La géante gazeuse est observable toute la nuit. Nous sommes en plein cœur de sa meilleure période de visibilité, aussi bien en Europe que sous les tropiques, car elle sera à l’opposition le 10 janvier.
Elle s’observe dans la constellation des Gémeaux durant tout le mois avec un mouvement direct. À l’aide de jumelles ou de n’importe quel instrument je te propose d’observer le traditionnel ballet de ses satellites. Comme nous avons pratiquement 12 heures d’observation disponible, la planète tournant sur elle-même en presque 10 heures, il est possible d’observer la Grand Tache Rouge quasiment toutes les nuits, soit en début de nuit, soit en fin de nuit, voire les deux !

Saturne
Elle s’observe en début de nuit. En Europe comme sous les tropiques c’est encore une bonne période pour son observation. Je t’invite à observer la réouverture tout au long du mois de ses anneaux. Mais si tu veux profitez de Saturne, dépêches-toi car on arrive à la fin de sa période d’observation. Elle se couche de plus en plus tôt, un effet d’autant plus marqué que les jours se rallongent de nouveau.
Elle est dans la constellation du Verseau jusqu’au 15 janvier, puis dans celle des Poissons.

Uranus
Cette planète est visible quasiment toute la nuit dans la constellation du Taureau, à environ 5° au sud de l’amas des Pléiades. Elle se repère facilement aux jumelles, même si tu risques de la confondre avec une étoile du fait de sa très faible taille apparente dans ce type d’instrument. Par contre, dans un télescope, tu pourras l’observer comme un petit disque bleu turquoise.
Elle est rétrograde dans la constellation du Taureau.

Neptune
Elle est observable en début de nuit.
Il te faudra au minimum un télescope pour l’observer car elle est invisible à l’œil nu ainsi qu’aux jumelles. À l’oculaire, sous réserve d’un fort grossissement, Neptune apparaît comme un tout petit disque, à peine plus gros qu’une étoile et d’un bleu bien marqué.
Elle est dans la constellation des Poissons pendant tout le mois.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.
Et pour terminer ce tour d’horizon planétaire, un petit mot sur notre étoile. Depuis le solstice d’hiver, les jours rallongent, mais se sera notable qu’à partir de la mi-janvier, notamment le soir.
Il sera dans la constellation du Sagittaire jusqu’au 20 janvier puis dans le Capricorne.
Mes idées d’observations de janvier
La partie bien visible du zodiaque s’étend du Verseau qui plonge rapidement dans les dernières lueurs du crépuscule et jusqu’à la Balance qui refait surface en fin de nuit.
En milieu de nuit et en milieu de mois, la constellation du Cocher nous surplombe depuis le zénith, elle entourée du Taureau, des Gémeaux, des très discrètes constellations du Lynx et de la Girafe et enfin de la splendide constellation de Persée.
- L‘amas ouvert NGC 1245 dans la constellation de Persée, observable aux jumelles et télescope.
- L‘amas ouvert NGC 1528 dans la constellation de Persée, observable aux jumelles et télescope.
- La galaxie M33 dans la constellation du Triangle, observable aux jumelles et télescope.
- La galaxie M77 dans la constellation de la Baleine, observable au télescope.
- La nébuleuse M1, dans la constellation du Taureau, observable au télescope.
✨ Les amas ouverts
Dans la famille Des amas ouvert et ouvrons le bal avec NGC 1245 surnommé « l’étoile de mer », situé dans la constellation de Persée. Tu le repéreras facilement à partir de Mirfak, l’étoile principale de Persée, et en descendant vers l’étoile Algol. Aux jumelles, il apparaît comme une faible tache granuleuse. Avec un télescope de 150 à 200 mm, et un faible à moyen grossissement (50× à 100×), il révèle une dense population d’étoiles dessinant sa forme caractéristique. Ne pas hésiter à grossir pour l’apprécier pleinement.
Toujours dans Persée je te propose maintenant « l’amas M&M » alias NGC 1528, un amas ouvert très brillant. Pour son repérage, c’est un peu plus complexe, en partant de Mirfak, direction l’étoile delta Perseus puis bifurque vers lambda Perseus et en poursuivant dans la même direction, tu trouveras la nébulosité de l’amas. Aux jumelles, il apparaît comme une faible tache granuleuse, et avec un télescope, en grossissant 50 à 100x, il révèle plusieurs dizaine d’étoiles.
🌌 Les galaxies
Comme défi d’observation, je te propose M33, la galaxie du Triangle, est une grande voisine de notre Voie Lactée… mais aussi l’une des cibles les plus délicates du ciel d’automne et d’hiver. Située dans la petite constellation du Triangle, M33 se repère en partant de la galaxie d’Andromède : rejoins Mirach, l’étoile centrale d’Andromède, puis poursuis ta route en direction du Bélier. À mi-chemin, tu tomberas sur le halo très diffus et étendu de M33. Très étendue mais peu contrastée, elle exige un ciel bien noir. Aux jumelles, elle apparaît comme une tache diffuse. Avec un télescope de 150 mm à faible grossissement (30 à 50×), on perçoit une large lueur ovale, parfois ponctuée de nodosités. Les télescopes de grand diamètre, 250mm et plus seront indispensables pour en profiter pleinement.
Dans l’immensité de la Baleine se trouve M77, une brillante galaxie spirale, facilement repérable près de l’étoile Delta Ceti. Elle n’est visible qu’avec un télescope. A l’oculaire, même avec un instrument de 100 à 150 mm, elle apparaît comme un petit noyau lumineux entouré d’un halo diffus, assez contrasté. Avec un diamètre plus généreux et un ciel sombre, son disque ovale devient plus évident.
🌌 Les nébuleuses
Quel astronome n’a pas rêver de lire le futur dans les astres ? C’est pas NGC 1514, alias la nébuleuse de la boule de Cristal qui te diras le contraire. C’est une nébuleuse planétaire située dans la constellation du Taureau, au nord de l’amas des Pléiades. Son repérage est loin d’être facile, et une monture de type Goto facilement grandement l’affaire. À faible grossissement, elle ressemble à une étoile légèrement floue. Un télescope de 200 mm ou plus est recommandé et la nébuleuse prend l’aspect d’une sphère diffuse et régulière, d’où son surnom de « boule de cristal ». Un filtre OIII ou UHC améliore nettement son contraste.
Les objets célestes présentées en novembre restent d’actualités, ainsi que les classiques du ciel d’hiver.
Sources
Le Guide du Ciel de Guillaume CANNAT : https://www.amds-edition.com/
PGJ Astronomie : http://pgj.astro.free.fr/ – http://pgj.astro.free.fr/meteor2026.htm
IMCCE : https://www.imcce.fr/
StarWalk : https://starwalk.space/
Heavens Above : https://www.heavens-above.com/
EarthSky : https://earthsky.org/
Comète C/2024 E1 Wierzchos : https://cobs.si/comet/2513/ – https://theskylive.com/c2024e1-info
Comète 24P/Schaumasse : https://cobs.si/comet/56/ – https://theskylive.com/24p-info
Météores des Quadrantides : https://fr.wikipedia.org/wiki/Quadrantides
Météores des Quadrantides : https://www.imo.net/files/meteor-shower/cal2026.pdf
Crédits
Habillage sonore : MuZiMage – https://muzimage.com/ et https://www.facebook.com/muzimage
Et avec la voix de Sam Axelle : https://samaxelle.com/ – https://www.instagram.com/sam.axelle/ – https://www.youtube.com/channel/UCnq6N-LWK09QbjWxsrwbI9g
Photo de couverture : Photomontage personnel (sur fond d’illustration de GDJ via Pixabay)
Mercure : NASA/JPL/Johns Hopkins University/Carnegie Institution of Washington
Vénus : NASA/Ricardo Nunes
Mars : NASA/Voyager1
Jupiter : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Kevin M. Gill
Saturne : NASA, ESA, J. Clarke (Boston University), and Z. Levay (STScI)
Uranus : NASA, James Webb
Neptune : NASA/JPL




