Après un mois de janvier avec de jolis phénomènes comme les aurores boréales, février ne sera pas en reste avec un alignement planétaire et la première éclipse de Soleil de l’année et de belles conjonctions lunaires, le ciel de février nous régale.
Comme à l’accoutumée, tu retrouveras dans ce 54e épisode, l’agenda céleste du mois, suivi des éphémérides planétaires et lunaires, avant de terminer par mes idées d’observations.
Retrouvez l’ensemble des rendez-vous astronomiques de l’année dans l’épisode de l’année astronomique 2026 ainsi que les classiques du ciel d’hiver.
Sommaire du podcast
- Introduction (00:00)
- L’agenda du mois (00:50)
- L’éclipse de Soleil (03:10)
- La visibilité des planètes (03:55)
- L’alignement des planètes (07:10)
- Les éphémérides lunaires (8:15)
- Mes idées d’observations (11:45)
- Le mot de la fin (16:10)
Liens
Observer l’ISS : https://www.heavens-above.com/
Éphémérides lunaires de février
![]() Pleine Lune Dimanche 1er février 22h09 | ![]() Dernier Quartier Lundi 9 février 12h43 | ![]() Nouvelle Lune Mardi 17 février 12h01 | ![]() Premier Quartier Mardi 24 février 12h28 |
Apogée : 10 février à 16h52 à une distance de 404 576 km.
Périgée : 24 février à 23h14 à une distance de 370 135 km.
Nœud descendant : 3 février à 19h18.
Nœud ascendant : 18 février à 6h18.
Visibilité des planètes dans le ciel de février

Mercure
En Europe, elle est facilement visible le soir. En Europe se sera en milieu de mois sa meilleure période d’observation en soirée de l’année. Elle atteint son élongation maximale le 19 février et son éclat de magnitude légèrement négative permet de la repérer aisément à l’œil nu.
Sous les tropiques, notamment celui de Cancer, les conditions d’observations sont excellentes.
À compter du 26 février, elle sera rétrograde pendant 22 jours.

Vénus
Elle est redevient observable à partir de la mi-février.
Sous les tropiques, notamment celui du Cancer, les conditions d’observations seront bien meilleures qu’en Europe.
La planète du Berger est dans la constellation du Capricorne jusqu’au 8 février puis dans celle du Verseau.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Mars
Cette planète est inobservable, aussi bien en Europe que sous les tropiques.
Elle est située dans la constellation du Capricorne pendant tout le mois.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Jupiter
La géante gazeuse est observable une grande partie la nuit. Nous sommes toujours en plein cœur de sa meilleure période de visibilité, aussi bien en Europe que sous les tropiques.
Elle s’observe dans la constellation des Gémeaux durant tout le mois avec un mouvement direct. À l’aide de jumelles ou de n’importe quel instrument, observer le traditionnel ballet de ses satellites. Avec un instrument de 150mm au moins, les détails de la haute atmosphère joviennes sont facilement reconnaissables : bandes équatoriales, taches, festons et tourbillons sans oublier la Grand Tache Rouge. Comme les nuits se sont raccourcies, elle s’observe environ une suit sur deux, tantôt le soir, tantôt le matin.
Le 10 février en soirée, tu auras e droit à une jolie configuration, avec Io seul d’un coté puis de voir apparaître Europe.
Le 19, en début de soirée, les satellites Io, Ganymède et Callisto forment un joli triangle au fil des heures se déformera.

Saturne
Elle s’observe en tout début de nuit.
En Europe c’est la fin de sa belle période d’observation, car elle est de plus en plus basse sur l’horizon et la turbulence atmosphérique dégrade la qualité des observations.
Sous le tropique du Cancer, tu auras un peu de répit, mais cela ne va pas durer !
Elle est dans la constellation des Poissons pendant tout le mois.

Uranus
Cette planète est visible quasiment toute la nuit dans la constellation du Taureau, à environ 5° au sud de l’amas des Pléiades. Elle se repère facilement aux jumelles, même si tu risques de la confondre avec une étoile du fait de sa très faible taille apparente dans ce type d’instrument. Par contre, dans un télescope, tu pourras l’observer comme un petit disque bleu turquoise.
Elle termine sa rétrogradation le 4 février.

Neptune
Elle est observable en tout début de nuit.
Mais son pâle éclat et la nécessité d’un instrument rendent les observations compliquées en raison de la turbulence atmosphérique.
Elle est dans la constellation des Poissons pendant tout le mois.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.
Et pour terminer ce tour d’horizon planétaire, un petit mot sur notre étoile. Depuis le solstice d’hiver, les jours rallongent, mais se sera notable qu’à partir de la mi-janvier, notamment le soir.
Il sera dans la constellation du Sagittaire jusqu’au 20 janvier puis dans le Capricorne.
Mes idées d’observations de février
La partie bien visible du zodiaque s’étend des Poissons qui plongent rapidement dans les dernières lueurs du crépuscule et jusqu’au Sagittaire qui refait surface en fin de nuit.
En milieu de nuit et en milieu de mois, la constellation de la Grande Ourse t’observe depuis le zénith, elle entourée des très discrètes constellations du Petit Lion, du Lynx et de la Girafe et des plus facilement repérable Petit Ourse Bouvier et Chiens de Chasse.
- L‘amas ouvert NGC 1664 dans la constellation du Cocher, observable au télescope.
- La galaxie M49 dans la constellation de la Vierge, observable aux jumelles et télescope.
- La nébuleuse planétaire NGC 2392 dans la constellation des Gémeaux, observable au télescope.
- La nébuleuse NGC 2244, dans la constellation de la Licorne, observable au télescope et en photo.
✨ Les amas ouverts
Dans la famille des amas ouvert et ouvrons le bal avec l’amas NGC 1664 … généralement appelé « l’amas du cerf-volant ». Il est situé dans la constellation du Cocher. Tu le repéreras facilement à partir de Capella, l’étoile principale du Cocher, et en descendant de 5° environ vers l’ouest. Aux jumelles, il n’a que peu d’intérêt car il faut grossir au moins une centaine de fois pour révéler sa forme de cerf-volant. Ne pas hésiter à grossir pour l’apprécier pleinement.
🌌 Les galaxies
Dans la famille des galaxies, je te propose M49, une galaxie spirale elliptique dans la constellation de la Vierge. On la repère assez facilement en partant de l’étoile Vindemiatrix et en se décalant d’environ 4° vers le sud-ouest. Aux jumelles, elle apparaît déjà comme une tache diffuse bien visible. Un télescope de 150 à 200 mm est idéal avec un grossissement de 100×, on distingue un noyau très lumineux entouré d’un vaste halo diffus, sans structure apparente, typique des galaxies elliptiques. Sous un ciel sombre, et de grands diamètres instrumentaux, plusieurs petites galaxies voisines peuvent aussi être aperçues dans le champ.
🌌 Les nébuleuses
La nébuleuse planétaire de l’Eskimo, NGC 2392 est située dans la constellation des Gémeaux. On la repère facilement à partir de la brillante étoile Wasat (δ Gemini), en se décalant d’environ 2° vers le sud-est. Son étoile centrale est bien visible, ce qui aide au pointage. Un télescope de 150 à 200 mm est nécessaire. Avec un grossissement de 100×, elle apparaît comme un petit disque lumineux, et en poussant le grossissement vers 200×, on distingue une enveloppe interne brillante entourée d’un halo plus diffus, évoquant un visage encapuchonné, d’où son surnom de « l’Eskimo ». Un filtre OIII renforce nettement les détails.
Non loin d’Orion, dans la Licorne (oui oui, çà existe dans le ciel) je te propose la nébuleuse de la Rosette. C’est une vaste nébuleuse en émission entourant l’amas ouvert NGC 2244. On la repère facilement à partir de Bételgeuse, en descendant vers l’est jusqu’à la riche région de la Licorne. À l’œil nu, l’amas est parfois visible sous ciel sombre. Aux jumelles ou à la lunette, la nébuleuse se détache bien. Elle nécessite un instrument à faible grossissement, entre 25 et 50x idéalement donc jumelles et petite lunette sont idéales. L’usage d’un filtre UHC ou OIII renforce ses formes circulaires et nuageuses. C’est par ailleurs une cible particulièrement photogénique mais attention elle est très étendue, donc plutôt destinée aux possesseurs de courte focale et grand capteur.
Les objets célestes présentées en janvier restent d’actualités, ainsi que les classiques du ciel d’hiver.
Sources
Le Guide du Ciel de Guillaume CANNAT : https://www.amds-edition.com/
PGJ Astronomie : http://pgj.astro.free.fr/
IMCCE : https://www.imcce.fr/
StarWalk : https://starwalk.space/
Heavens Above : https://www.heavens-above.com/
EarthSky : https://earthsky.org/
Crédits
Habillage sonore : MuZiMage – https://muzimage.com/ et https://www.facebook.com/muzimage
Et avec la voix de Sam Axelle : https://samaxelle.com/ – https://www.instagram.com/sam.axelle/ – https://www.youtube.com/channel/UCnq6N-LWK09QbjWxsrwbI9g
Photo de couverture : Photomontage personnel (sur fond d’illustration de GDJ via Pixabay)
Mercure : NASA/JPL/Johns Hopkins University/Carnegie Institution of Washington
Vénus : NASA/Ricardo Nunes
Mars : NASA/Voyager1
Jupiter : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Kevin M. Gill
Saturne : NASA, ESA, J. Clarke (Boston University), and Z. Levay (STScI)
Uranus : NASA, James Webb
Neptune : NASA/JPL




