Dans le ciel de mai, entre la Voie Lactée, le mince croissant lunaire avec Mars et les Pléiades, sans oublier le retour des anneaux de Saturne en fin de nuit… tes nuits de vacances risquent bien de se transformer en nuits blanches sous les étoiles!
Comme à l’accoutumée, tu retrouveras dans ce 58e épisode, l’agenda céleste du mois, suivi des éphémérides planétaires et lunaires, avant de terminer par mes idées d’observations.
Sommaire du podcast
- Introduction (00:00)
- L’agenda du mois (01:20)
- La visibilité des planètes (05:10)
- Les éphémérides lunaires (08:40)
- Mes idées d’observations (10:30)
- Le mot de la fin (16:00)
Liens
Observer l’ISS : https://www.heavens-above.com/
Contact radio ISS : https://www.ariss-f.org/
Satellite Starlink : https://findstarlink.com/ – https://get.satellitetracker.app/starlink_01
Éphémérides lunaires de juillet
![]() Pleine Lune Mardi 7 juillet 19h29 | ![]() Dernier Quartier Mardi 14 juillet 09h43 | ![]() Nouvelle Lune Mardi 21 juillet 11h06 | ![]() Premier Quartier Mercredi 29 juillet 14h36 |
Apogée : 25 juillet à 18h46 à une distance de 405 240 km.
Périgée : 13 juillet à 9h56 à une distance de 359 266 km.
Nœud ascendant : 4 juillet à 7h49.
Nœud descendant : 4 mai à 15h26.
Visibilité des planètes dans le ciel de juillet

Mercure
En Europe, elle ne sera pas observable sauf difficilement en fin de mois. Elle se lève en fin de mois environ 1 heure avant le Soleil. Elle est à observer à l’œil nu mais surtout dans un instrument afin d’observer sa phase. Mais étant au ras de l’horizon il faudra un horizon est le plus dégagé possible !
Son mouvement est rétrograde jusqu’au 23 juillet.

Vénus
Elle est observable et en Europe les conditions d’observations sont excellentes tout au long du mois. Son puissant éclat est immanquable en début de soirée, après le coucher du Soleil.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Mars
En Europe, elle est désormais repérable à l’œil nu dans le ciel du matin, quelques heures avant les premières lueurs du jour. Pour autant, elle n’aura que peu d’intérêt dans un instrument, car encore trop loin de la Terre et donc son diamètre apparent encore très petit pour des observations intéressantes.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Jupiter
La géante gazeuse n’est pas observable ce mois-ci
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Saturne
Elle est observable dans le ciel du matin et s’observe maintenant dans de bonnes conditions en dernière partie de nuit, quelques heures avant l’aube.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Uranus
Cette planète est de nouveau observable en toute dernière partie de nuit, mais en restant basse sur l’horizon. Il faudra attendre la fin de l’été pour retrouver des conditions d’observations correctes notamment dans des instruments
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Neptune
Elle s’observe en dernière partie de nuit dans de bonnes conditions, y compris aux instruments. Et ce sera le cas encore pendant de long mois et de plus en plus tôt dans la nuit.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.
Mes idées d’observations dans le ciel de juillet
Traditionnellement l’été est la saison des nébuleuses, notamment celles qui foisonnent tout le long de la Voie Lactée, entre Cassiopée et les constellation du Scorpion et de Sagittaire. Mais c’est aussi un grand nombre d’amas globulaires, dont certaines particulières spectaculaires et connus, d’autres moins et ce sont ceux là, et qui font partis des objets Messiers « oubliés » de mes idées d’observations des 3 dernières années.
- L’amas globulaire M9 dans la constellation de l’Ophiuchus, observable au télescope.
- L’amas globulaire M14 dans la constellation de l’Ophiuchus, observable au télescope.
- L’amas globulaire M62 dans la constellation de l’Ophiuchus, observable au télescope.
- L’amas globulaire M28 dans la constellation du Sagittaire, observable aux jumelles et au télescope.
- L’amas globulaire M69 dans la constellation du Sagittaire, observable au télescope.
- L’amas globulaire M25 dans la constellation du Sagittaire, observable aux jumelles et au télescope.
🌌 Les amas globulaires dans l’Ophiuchus
Dans la constellation de l’Ophiuchus se trouve M9. Avec une magnitude de 7,8, on pourrait s’attendre à un objet relativement facile à observer. Pourtant, sa faible brillance de surface, le rend bien plus discret qu’il n’y paraît. Pour le repérer, pars de l’étoile Eta Ophiuchi, dans la partie sud du Serpentaire. Sous un ciel sombre, M9 apparaît déjà aux jumelles comme une petite tache floue, mais c’est surtout avec un télescope de 200mm qu’il révèle son intérêt. Un grossissement de 100 à 200x selon ton instrument sera idéal.
Dans la constellation de l’Ophiuchus se trouve M14, un amas globulaire souvent éclipsé par ses célèbres voisins M10 et M12. Son repérage n’est pas des plus aisé, car il n’y a pas d’étoiles brillantes à proximité. Il révèle tout son intérêt dans un télescope d’au moins 200 mm pour commencer à apprécier sa structure. À faible grossissement, il apparaît comme une boule cotonneuse diffuse.
Et pour clôturer les amas ouvert dans l’Ophiuchus, à la frontière avec le Scorpion, se trouve M62, un amas globulaire atypique, car déformé par sa proximité avec le centre galactique de la Voie Lactée. Son repérage est relativement simple à partir des étoiles du sud du Serpentaire. Aux jumelles, il apparaît déjà comme une petite tache bien visible. Un télescope de 150 à 200 mm permet d’en apprécier la structure générale, avec un noyau brillant entouré d’un vaste halo. Sa faible hauteur sur l’horizon pour les observateurs français impose de l’observer lors de son passage au méridien, dans un ciel bien transparent et si possible sans Lune.
🌌 Les amas globulaires dans le Sagittaire
Dans la constellation du Sagittaire se loge M28, un amas globulaire souvent délaissé au profit de son spectaculaire voisin M22. Pourtant, son repérage est relativement facile, puisqu’il se situe juste au dessus de Kaus Borealis, l’étoile formant le sommet de la Théière. Aux jumelles, M28 apparaît comme une petite tache ronde et diffuse. Un télescope de 150 à 200 mm permet déjà de distinguer un noyau compact entouré d’un halo lumineux.
Toujours dans le Sagittaire se trouve M69, un amas globulaire bien plus discret. Son repérage peut se faire en explorant la région située au nord-est de l’étoile Kaus Australis. Par contre, aux jumelles et au chercheur, M69 reste difficile et ne montre qu’une faible lueur. Un télescope de 200 mm est un minimum pour l’observer. À l’oculaire, il apparaît comme une petite boule lumineuse assez condensée, avec un noyau brillant entouré d’un halo plus faible.
🌌 Les amas ouverts
Le meilleur pour la fin, toujours dans le Sagittaire, ou se déploie M25, un vaste amas ouvert particulièrement accessible. Pour le repérer, il suffit de partir de l’astérisme de la Théière et de remonter vers le nord. Contrairement aux amas globulaires observés précédemment, M25 donne immédiatement une impression de légèreté. Aux jumelles il offre déjà un joli spectacle avec sa concentration d’étoiles détachée du fond de la Voie Lactée. Dans une petite lunette ou un télescope à faible grossissement on peut apprécier toute son étendue et on y distingue plusieurs dizaines d’étoiles brillantes réparties de manière irrégulière. Les faibles grossissements sont à privilégier afin de conserver l’amas dans son intégralité.
Les objets célestes présentées en juillet 2025 et juillet 2024 restent d’actualités, ainsi que les classiques du ciel d’été.
Sources
PGJ Astronomie : http://pgj.astro.free.fr/
IMCCE : https://www.imcce.fr/
StarWalk : https://starwalk.space/
Heavens Above : https://www.heavens-above.com/
EarthSky : https://earthsky.org/
Les delta-Aquarides-sud : https://earthsky.org/astronomy-essentials/earthskys-meteor-shower-guide/
Occultations lunaires : https://in-the-sky.org//newsindex.php?feed=occultations
Crédits
Habillage sonore : MuZiMage – https://muzimage.com/ et https://www.facebook.com/muzimage
Et avec la voix de Sam Axelle : https://samaxelle.com/ – https://www.instagram.com/sam.axelle/ – https://www.youtube.com/channel/UCnq6N-LWK09QbjWxsrwbI9g
Photo de couverture : Photomontage personnel (sur fond d’illustration de Kanenori via Pixabay)
Mercure : NASA/JPL/Johns Hopkins University/Carnegie Institution of Washington
Vénus : NASA/Ricardo Nunes
Mars : NASA/Voyager1
Jupiter : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Kevin M. Gill
Saturne : NASA, ESA, J. Clarke (Boston University), and Z. Levay (STScI)
Uranus : NASA, James Webb
Neptune : NASA/JPL




