Dans le ciel de mai, entre les étoiles filantes des Êta-Aquarides, un festival de conjonctions lunaires et planétaires, sans oublier le retour de Mercure dans le ciel du soir… les nombreux ponts risquent bien de se transformer en nuits blanches sous les étoiles !
Comme à l’accoutumée, tu retrouveras dans ce 57e épisode, l’agenda céleste du mois, suivi des éphémérides planétaires et lunaires, avant de terminer par mes idées d’observations.
Sommaire du podcast
- Introduction (00:00)
- L’agenda du mois (00:55)
- La visibilité des planètes (04:20)
- Les éphémérides lunaires (08:20)
- Mes idées d’observations (12:45)
- Le mot de la fin (16:25)
Liens
Observer l’ISS : https://www.heavens-above.com/
Rencontres Astronomiques du Printemps : https://www.astrorap.fr/
Nuits Astronomiques du Verdon https://www.nav.astroverdon.fr/
Éphémérides lunaires de mai
![]() Pleine Lune Vendredi 2 mai 2h12 Dimanche 31 mai 8h45 | ![]() Dernier Quartier Samedi 9 mai 21h10 | ![]() Nouvelle Lune Samedi 16 mai 20h01 | ![]() Premier Quartier Samedi 23 mai 11h11 |
Apogée : 4 mai à 22h30 à une distance de 405 839 km.
Périgée : 17 mai à 13h44 à une distance de 358 075 km.
Nœud ascendant : 11 mai à 4h35.
Nœud descendant : 23 mai à 15h26.
Visibilité des planètes dans le ciel de mai

Mercure
En Europe, elle sera observable en Europe qu’à compter du 20 mai avec une très belle période d’observation dopée par sa magnitude négative.
Sous les tropiques, les conditions d’observations sont excellentes pendant tout le mois hormis quelques jours avant et après sa conjonction solaire de la mi-mai.
Son mouvement est direct dans la constellation des Poissons puis du Bélier du 4 au 14 mai pour entrer dans le Taureau.

Vénus
Elle est observable et les conditions d’observations en Europe s’améliorent grandement.
Sous les tropiques les conditions d’observations de l’étoile du Berger sont excellentes.
La planète est dans la constellation du Taureau jusqu’au 19 mai puis dans les Gémeaux. Son mouvement est direct pendant tout le mois.
Le 20 mai elle sera en conjonction avec l’amas ouvert M35.

Mars
En Europe, elle est difficilement observable, car encore trop peu lumineuse et plaquée sur l’horizon par la position peu favorable de l’écliptique.
Sous les tropiques, elle se lève au début de l’aube et pourra se repérer assez facilement à l’œil nu ou avec des jumelles.
Son mouvement est direct pendant tout le mois dans la constellation des Poissons puis du Bélier à partir du 18 mai.

Jupiter
La géante gazeuse elle est observable une grande partie de la nuit mais entame sa rapide plongée vers l’horizon, un phénomène accentué par les jours qui rallongent.
Si elle est encore très belle à observer à l’œil nu dans les lueurs crépusculaires, sa fenêtre d’observation avec des instruments se referme très rapidement.
C’est valable aussi bien en Europe que sous les tropiques.
Son mouvement est direct pendant tout le mois dans la constellation des Gémeaux.

Saturne
Elle est observable dans le ciel du matin en Europe mais la position de l’écliptique alors qu’elle orbite aussi sud de celle-ci la plaque encore sur l’horizon, rendant ces conditions d’observations relativement délicates.
Sous les tropiques, les conditions sont déjà très bonnes, y compris dans des instruments.
Son mouvement est direct pendant tout le mois dans la constellation de la Baleine.

Uranus
Cette planète n’est pas observable, aussi bien en Europe que sous les tropiques.
Elle sera en conjonction avec le Soleil le 22 mai.
Son mouvement est direct pendant tout le mois dans la constellation du Taureau.

Neptune
Elle ne sera pas observable ce mois-ci car trop proche de la position apparente du Soleil même si elle à la fin du mois dans le ciel matinal.
Il faudra attendre le l’été pour la retrouver dans le ciel matinal avec de bonnes conditions d’observations.
Son mouvement est direct pendant tout le mois dans la constellation des Poissons.
Bien qu’il ne s’agisse plus d’une planète depuis 2006, la planète naine Pluton débute sa rétrogradation annuelle le 6 mai pour une durée de 162 jours, donc jusqu’au 16 octobre prochain.
Mes idées d’observations dans le ciel de mai
Traditionnellement le printemps est la saison des galaxies, mais ce mois de mais est le dernier pour en profiter, car les constellations comme la Vierge, les Chiens de chasse et la Chevelure de Bérénice, riches en galaxies, culminent haut dans le ciel.
- La galaxie M83 dans la constellation de l’Hydre, observable au télescope.
- La galaxie M102 dans la constellation du Dragon, observable au télescope.
- L’amas globulaire NGV 5053 dans la constellation la Chevelure de Bérénice, observable au télescope.
🌌 Les galaxies
Dans la constellation de l’Hydre se loge une magnifique galaxie cataloguée M83 aussi appelée la « galaxie du Moulinet austral ». En Europe elle reste basse sur l’horizon, et il faudra un instrument d’au moins 200mm pour l’apprécier. À l’oculaire, M83 apparaît comme une large lueur ronde, avec un noyau brillant bien marqué. En vision décalée, son halo devient plus étendu et laisse deviner une structure irrégulière. Dans de plus gros instruments et sous un excellent ciel, des amorces de bras spiraux se révèlent, ponctuées de nodosités plus lumineuses. Une galaxie méconnue à cause de sa faible hauteur sur l’horizon, mais superbe dans le ciel austral.
Dans la constellation du Dragon se trouve M102, un objet célèbre autant pour sa beauté que pour son histoire un peu mystérieuse. Le catalogue Messier mentionne M102, mais son identification a longtemps fait débat. C’est une élégante galaxie vue presque par la tranche. Pour la repérer, vise la région située entre les étoiles Iota et Theta du Dragon. Un télescope de 150 mm permet de la repérer assez facilement. À l’oculaire, M102 apparaît comme un fin fuseau lumineux, bien net, avec un bulbe central plus brillant. Sa silhouette allongée tranche joliment sur le fond du ciel. Dans un instrument plus généreux et sous de bonnes conditions, on perçoit une zone sombre qui coupe la galaxie : une bande de poussières rappelant, en miniature, celle de la galaxie du Sombrero.
🌌 Les amas globulaires
Dans la constellation du Bouvier se cache NGC 5466, un amas globulaire discret et remarquable à plus d’un titre, puisqu’il est le seul objet accessible appartenant à cette constellation. Bien moins spectaculaire que les grands classiques comme son voisin M3, il demande un ciel sombre et un peu de patience pour être apprécié. Pour le repérer, pars de la brillante Arcturus puis remonte vers la partie nord du Bouvier. Il se situe a peu près a mi-distance entre M3 et l’étoile Izar. Aux jumelles, il peut déjà se trahir comme une faible tache diffuse. Au télescope, dès 150 à 200 mm, il apparaît comme une large lueur ronde, diffuse et peu résolue. Son centre reste modeste, sans noyau éclatant, ce qui lui donne un aspect doux et vaporeux. Avec davantage de diamètre et sous un bon ciel, les étoiles périphériques commencent à se résoudre.
Les objets célestes présentées en avril restent d’actualités, ainsi que les classiques du ciel de printemps.
Sources
Le Guide du Ciel de Guillaume CANNAT : https://www.amds-edition.com/
PGJ Astronomie : http://pgj.astro.free.fr/
IMCCE : https://www.imcce.fr/
StarWalk : https://starwalk.space/
Heavens Above : https://www.heavens-above.com/
EarthSky : https://earthsky.org/
Les Eta-Aquarides : https://earthsky.org/astronomy-essentials/earthskys-meteor-shower-guide/
Occultations lunaires : https://in-the-sky.org//newsindex.php?feed=occultations
Crédits
Habillage sonore : MuZiMage – https://muzimage.com/ et https://www.facebook.com/muzimage
Et avec la voix de Sam Axelle : https://samaxelle.com/ – https://www.instagram.com/sam.axelle/ – https://www.youtube.com/channel/UCnq6N-LWK09QbjWxsrwbI9g
Photo de couverture : Photomontage personnel (sur fond d’illustration de GDJ via Pixabay)
Mercure : NASA/JPL/Johns Hopkins University/Carnegie Institution of Washington
Vénus : NASA/Ricardo Nunes
Mars : NASA/Voyager1
Jupiter : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Kevin M. Gill
Saturne : NASA, ESA, J. Clarke (Boston University), and Z. Levay (STScI)
Uranus : NASA, James Webb
Neptune : NASA/JPL




