Le ciel de mars 2026



Ce mois-ci aura lieu la première éclipse de Lune de l’année, l’alignement planétaire en début de mois, et de jolies conjonctions lunaires sans oublier le traditionnel Marathon de Messier. Autant dire que le ciel de mars en vaudra largement le coup d’œil !

Comme à l’accoutumée, tu retrouveras dans ce 55e épisode, l’agenda céleste du mois, suivi des éphémérides planétaires et lunaires, avant de terminer par mes idées d’observations.

Retrouve l’ensemble des rendez-vous astronomiques de l’année dans l’épisode de l’année astronomique 2026 ainsi que les classiques du ciel d’hiver ou de printemps.

Sommaire du podcast

  • Introduction (00:00)
  • L’agenda du mois (00:45)
  • La visibilité des planètes (04:25)
  • Les éphémérides lunaires (8:20)
  • L’éclipse de Lune (09:10)
  • Mes idées d’observations (12:10)
  • Le mot de la fin (17:15)

Liens

Observer l’ISS : https://www.heavens-above.com/
Nuits de l’Équinoxe : https://www.afastronomie.fr/nuits-equinoxe

Éphémérides lunaires de mars

Pleine Lune
Pleine Lune
Mardi 3 mars 11h38
Dernier quartier
Dernier Quartier
Mercredi 11 mars 9h38
Nouvelle Lune le lundi 20 février
Nouvelle Lune
Jeudi 19 mars 1h23
Premier quartier
Premier Quartier
Mercredi 25 mars 19h18
Toutes les heures sont des heures universelles dites TU ou UTC

Apogée : 10 mars à 13h43 à une distance de 404 384 km.
Périgée : 22 mars à 11h40 à une distance de 366 857 km.
Nœud descendant : 3 mars à 4h35.
Nœud ascendant : 17 mars à 15h22.

Éclipse totale de Lune du 3 mars 2026

Circonstances globales de l’éclipse

Illustration : IMCCE

Entrée dans la pénombre (P1) : 08:44:25
Entrée dans l’ombre (O1) : 09:50:04
Début de la totalité (T1) : 11:04:30
Maximum de l’éclipse (M) : 11:33:43
Fin de la totalité (T2) : 12:02:53
Sortie de l’ombre (O2) : 13:17:18
Sortie de la pénombre (P2) : 14:23:05

Carte de l'éclipse totale de Lune du 3 mars 2026.
Carte de visibilité de l’éclipse totale de Lune
Illustration : IMCCE

Visibilité des planètes dans le ciel de mars

Éphémérides astronomiques de la planète Mercure.

Mercure

En Europe, elle ne sera en pratique pas visible ou difficilement, ce mois-ci. Elle sera en conjonction solaire le 7 mars.
Sous les tropiques, en fin de mois, les conditions d’observations sont meilleures sans pour autant être exceptionnelles car sa magnitude visuelle est relativement modeste.
Elle est dans la constellation des Poissons jusqu’au 10 mars et revient dans le Verseau.
Elle termine sa rétrogradation le 20 mars.

Éphémérides astronomiques de la planète Vénus.

Vénus

Elle est observable et les conditions d’observations en Europe s’améliorent grandement.
Sous le tropique du Cancer, les conditions d’observations sont très bonnes, mais sous le tropique du Capricorne, les conditions sont un peu moins favorables qu’en Europe.
La planète du Berger est dans la constellation du Verseau jusqu’au 2 mars février puis dans celle des Poissons. Du 12 au 14 mars elle fera une escapade dans la constellation de la Baleine.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Mars est visible dans le ciel de septembre

Mars

Que ce soit en Europe ou sous les tropiques, malgré l’augmentation de son élongation, elle reste difficilement observable, car encore trop peu lumineuse pour être observable au ras de l’horizon alors que les lueurs du jour naissant sont déjà bien installées.

Son mouvement est direct pendant tout le mois dans la constellation du Verseau.

Jupiter est visible dans le ciel de septembre

Jupiter

La géante gazeuse elle est observable une grande partie de la nuit et nous sommes encore en plein cœur de sa meilleure période de visibilité. Chaque nuit, vous pouvez l’admirer dans de très bonnes conditions pendant environ 6 heures. C’est valable aussi bien en Europe que sous les tropiques.
Elle termine sa rétrogradation le 11 mars, dans la constellation des Gémeaux.

Saturne est visible dans le ciel de septembre

Saturne

Elle devient difficilement observable en Europe, même si elle peut encore se repérer dans les lueurs crépusculaire aux jumelles. Sa conjonction avec Vénus le 8 mars sera un défi d’observation et sera peut-être le moyen de lui dire adieu avant son retour dans le ciel du matin à la fin du printemps. C’est valable aussi bien en Europe que sous les tropiques.

Son mouvement est direct pendant tout le mois dans la constellation des Poissons.

Uranus est visible dans le ciel de septembre

Uranus

Cette planète est visible une grande partie de la nuit dans la constellation du Taureau, à proximité de l’amas des Pléiades. Elle se repère facilement aux jumelles, et nécessite un télescope pour observer le disque et sa belle couleur turquoise.
Mais profites-en car on arrive à la fin de sa belle période d’observation.

Neptune est dans le ciel de septembre

Neptune

Elle ne sera pas observable ce mois-ci car trop proche de la position apparente du Soleil. Elle sera d’ailleurs en conjonction solaire le 22 mars. Il faudra attendre la fin du mois de mai pour le retrouver dans le ciel matinal. Mais elle s’observera dans de bonnes conditions qu’à partir de cet été et pendant tout l’automne et l’hiver prochain.
Son mouvement est direct pendant tout le mois dans la constellation des Poissons

Et pour terminer ce tour d’horizon planétaire, un petit mot sur l’équinoxe de printemps qui aura lieu cette année le 20 mars à 14h46 marquant la fin de l’hiver, la saison la plus courte de l’année. Si depuis le solstice d’hiver les jours rallongent c’est très notable aux alentours de l’équinoxe, car chaque jour c’est 5 min supplémentaires d’ensoleillement.

Mes idées d’observations de mars

La partie bien visible du zodiaque s’étend du Bélier qui plonge rapidement dans les dernières lueurs du crépuscule et jusqu’au Sagittaire qui refait surface en fin de nuit.

En milieu de nuit et en milieu de mois, la constellation de la Grande Ourse t’observe depuis le zénith, elle entourée des très discrètes constellations du Petit Lion, du Lynx et de la Girafe et des plus facilement repérable Petit Ourse Bouvier et Chiens de Chasse.

  • Lamas ouvert NGC 1342 dans la constellation de Persée, observable au télescope.
  • Les galaxies NGC 4631 & NGC4656 dans la constellation des Chiens de Chasse, observable au télescope.
  • La nébuleuse planétaire NGC 3242 dans la constellation de l’Hydre, observable au télescope.
  • La nébuleuse NGC 2261 dans la constellation de Licorne, observable au télescope et en photo

✨ Les amas ouverts

Dans la constellation de Persée se cache NGC 1342, un amas ouvert surnommé « l’amas du Petit Scorpion ». Pour le repérer, pars de Mirfak, l’étoile brillante de Persée, puis glisse doucement vers le sud-est avec des jumelles. Dans un ciel sombre, une petite concentration stellaire commence déjà à se détacher du fond du ciel. Aux jumelles, l’amas apparaît comme une poignée d’étoiles délicatement posées sur la Voie Lactée hivernale. Mais c’est au télescope, dès 150 mm de diamètre, que le Petit Scorpion révèle sa vraie nature : une vingtaine d’étoiles dessinant une forme légèrement courbe, rappelant très vaguement la constellation estivale éponyme.

🌌 Les galaxies

Dans la famille des galaxies, je te propose dans la constellation des Chiens de Chasse, NGC 4631, la célèbre « galaxie de la Baleine ». Vue par la tranche, elle étire son long fuseau lumineux comme un grand cétacé cosmique. Juste à proximité, sa voisine NGC 4656, surnommée la « Crosse de Hockey », semble dessiner un manche courbé, déformé par les interactions gravitationnelles entre les deux galaxies. Pour les repérer, pars de l’étoile Cor Caroli et balaie doucement le ciel vers le nord. Sous un ciel sombre : un télescope d’au moins 200 mm est idéal. À l’oculaire, la Baleine apparaît comme une bande fine, allongée, avec un centre plus brillant et parfois des nodosités irrégulières. La Crosse de Hockey, plus faible, révèle une forme tordue, asymétrique, presque tourmentée. Avec un grand champ, elles s’observent ensemble et offrent un joli spectacle.

🌌 Les nébuleuses

Dans la longue constellation de l’Hydre femelle brille NGC 3242, plus connue sous le nom de « nébuleuse du Fantôme de Jupiter ». Il s’agit d’une nébuleuse planétaire dont le surnom vient de sa taille apparente et de sa teinte qui à faible grossissement peut la planète géante. Pour la repérer, aux jumelles ou au chercheur, vise la partie sud de l’Hydre et l’étoile µ Hydrae. Environ 2 degrés au sud de cette étoile, tu verras une petite étoile diffuse qui refuse obstinément de se mettre au point. Au télescope, dès 150 mm de diamètre, le fantôme prend forme. À moyen grossissement, on découvre un disque bien net, légèrement bleuté ou turquoise, parfaitement détaché du fond du ciel. En augmentant le grossissement, sa structure annulaire apparaît, avec un centre un peu plus sombre et parfois sous un ciel stable et avec un grand diamètre, l’étoile centrale devient perceptible.

Et pour terminer, je te propose NGC 2261, surnommé la « nébuleuse variable de Hubble », dans la discrète constellation de la Licorne. Découverte par William Herschel et longuement étudiée par Edwin Hubble, elle doit sa notoriété à ses variations de forme et de luminosité au fil des mois et des années. Pour la repérer, pars de l’étoile brillante Bételgeuse dans Orion et glisse vers l’est en direction de la Licorne ; sous un ciel sombre, un télescope d’au moins 150 à 200 mm est recommandé. C’est essentiellement une cible photographique, surtout en suivi régulier, on constate que ses volutes changent subtilement d’aspect. Un spectacle rare, d’une nébuleuse en évolution perceptible à l’échelle humaine. À l’oculaire, elle apparaît comme une petite flamme triangulaire, évasée, dont la base semble ancrée à une étoile discrète, R Monocerotis.

Les objets célestes présentées en janvier restent d’actualités, ainsi que les classiques du ciel d’hiver.

Sources

Le Guide du Ciel de Guillaume CANNAT : https://www.amds-edition.com/
PGJ Astronomie : http://pgj.astro.free.fr/
IMCCE : https://www.imcce.fr/
StarWalk : https://starwalk.space/
Heavens Above : https://www.heavens-above.com/
EarthSky : https://earthsky.org/
Éclipse de Lune du 3 mars 2026 : https://ssp.imcce.fr/forms/lunar-eclipses/2026-03-03

Crédits

Habillage sonore : MuZiMage – https://muzimage.com/ et https://www.facebook.com/muzimage
Et avec la voix de Sam Axelle : https://samaxelle.com/https://www.instagram.com/sam.axelle/https://www.youtube.com/channel/UCnq6N-LWK09QbjWxsrwbI9g
Photo de couverture : Photomontage personnel (sur fond d’illustration de GDJ via Pixabay)

Mercure : NASA/JPL/Johns Hopkins University/Carnegie Institution of Washington
Vénus : NASA/Ricardo Nunes
Mars : NASA/Voyager1
Jupiter : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Kevin M. Gill
Saturne : NASA, ESA, J. Clarke (Boston University), and Z. Levay (STScI)
Uranus : NASA, James Webb
Neptune : NASA/JPL

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