Le ciel d’août 2026


Dans le ciel d’août se sera un festival astronomique avec deux éclipses, une de Soleil et une de Lune toutes deux partiellement visibles depuis l’hexagone. Mais il y aura aussi la fameuse pluie d’étoiles filantes des Perséides, et un mini alignement planétaire avec 5 planètes visibles.,

Comme à l’accoutumée, tu retrouveras dans ce 59e épisode, l’agenda céleste du mois, suivi des éphémérides planétaires et lunaires, avant de terminer par mes idées d’observations.

Sommaire du podcast

  • Introduction (00:00)
  • L’agenda du mois (01:20)
  • La visibilité des planètes (05:10)
  • Les éphémérides lunaires (08:40)
  • Mes idées d’observations (10:30)
  • Le mot de la fin (16:00)

Liens

Observer l’ISS : https://www.heavens-above.com/
Contact radio ISS : https://www.ariss-f.org/
Satellite Starlink : https://findstarlink.com/https://get.satellitetracker.app/starlink_01

Éphémérides lunaires d’août

Pleine Lune
Pleine Lune
Jeudi 6 août 2h21
Dernier quartier
Dernier Quartier
Mercredi 12 août 17h37
Nouvelle Lune le lundi 20 février
Nouvelle Lune
Jeudi 20 août 2h46
Premier quartier
Premier Quartier
Vendredi 28 août 4h18
Toutes les heures sont des heures universelles dites TU ou UTC

Visibilité des planètes dans le ciel d’août

Éphémérides astronomiques de la planète Mercure.

Mercure

En Europe, sera observable en France en début de mois lors de son élongation maximale du 2 août. On pourra l’observer dans de relativement bonne condition jusqu’en milieu de mois. Elle restera basse sur l’horizon et des jumelles seront une aide précieuse pour son repérage dans les lueurs de l’aube.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Éphémérides astronomiques de la planète Vénus.

Vénus

Elle est observable et en Europe les conditions d’observations sont excellentes tout au long du mois. Son puissant éclat est immanquable en début de soirée, après le coucher du Soleil.
L’Étoile du Berger atteint son élongation maximale au Soleil le 15 août.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Mars est visible dans le ciel de septembre

Mars

En Europe, elle est désormais repérable à l’œil nu dans le ciel du matin, quelques heures avant les premières lueurs du jour. Pour autant, elle n’aura que peu d’intérêt dans un instrument, car encore trop loin de la Terre et donc son diamètre apparent encore très petit pour des observations intéressantes.
Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Jupiter est visible dans le ciel de septembre

Jupiter

La géante gazeuse n’est pas observable ce mois-ci (ou très difficilement en fin de mois)


Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Saturne est visible dans le ciel de septembre

Saturne

Elle est observable dans le ciel du matin et s’observe maintenant dans de bonnes conditions en seconde partie de nuit.


Son mouvement est rétrograde pendant tout le mois.

Uranus est visible dans le ciel de septembre

Uranus

Cette planète est observable en dernière partie de nuit, mais en restant basse sur l’horizon. Il faudra attendre la fin de l’été pour retrouver des conditions d’observations correctes notamment dans des instruments

Son mouvement est direct pendant tout le mois.

Neptune est dans le ciel de septembre

Neptune

Elle s’observe en dernière partie de nuit dans de bonnes conditions, y compris aux instruments. Et ce sera le cas encore pendant de long mois et de plus en plus tôt dans la nuit.


Son mouvement est rétrograde pendant tout le mois.

Mes idées d’observations dans le ciel d’août

Traditionnellement l’été est la saison des nébuleuses, notamment celles qui foisonnent tout le long de la Voie Lactée, entre Cassiopée et les constellation du Scorpion et de Sagittaire. Mais c’est aussi un grand nombre d’amas globulaires, dont certaines particulières spectaculaires et connus, d’autres moins et ce sont ceux là, et qui font partis des objets Messiers « oubliés » de mes idées d’observations des 3 dernières années.

  • L’amas globulaire M54 dans la constellation du Sagittaire, observable au télescope.
  • L’amas globulaire M70 dans la constellation du Sagittaire, observable au télescope.
  • L’amas ouvert NGC 6910 dans la constellation du Cygne, observable aux jumelles et au télescope.

🌌 Les amas globulaires dans le Sagittaire


Dans la constellation du Sagittaire se trouve M54, un amas globulaire fascinant, puisqu’il n’appartient probablement pas à notre Voie lactée, mais à la galaxie naine du Sagittaire. Pour le repérer, pars de l’astérisme de la Théière et dirige-toi vers la partie orientale de la constellation. Depuis la France, il reste relativement bas sur l’horizon sud : il est donc préférable de l’observer lorsqu’il culmine, sous un ciel bien transparent et avec un horizon parfaitement dégagé.
Un télescope de 200 mm permet déjà de distinguer une petite boule cotonneuse, mais l’amas reste difficile à résoudre. Un diamètre de 300 mm ou plus, quelques étoiles périphériques commencent à apparaître, mais le centre demeure dense et compact. Mieux vaut privilégier une nuit sans Lune et un grossissement compris entre 100 et 200 fois pour apprécier toute la finesse de ce petit joyau.

Dans la constellation du Sagittaire se niche M70, un amas globulaire qui passe inaperçu au milieu de cette région de la Voie lactée. Lui aussi est situé assez bas sur l’horizon pour les observateurs français. On le repère assez facilement à partir de l’astérisme de la Théière, en explorant la zone située à l’est du bec. Il s’observe dans les même condition que son voisin M54 dont on vient de parler.

🌌 Les amas ouverts

Dans la constellation du Cygne, au cœur des riches champs de la Voie lactée, se trouve NGC 6910, un amas ouvert parfois surnommé l’amas du Ver de terre. Ce nom insolite vient de l’alignement de ses étoiles les plus brillantes, qui évoque un petit ver sinueux se faufilant parmi les étoiles. Il est ultra simple de repérage, car collé à Sadr, l’étoile centrale de la Croix du Cygne. Des jumelles permettent déjà d’en soupçonner la présence, mais un télescope de 150 mm, à faible grossissement, est idéal pour profiter de sa silhouette caractéristique. On découvre alors une trentaine d’étoiles réparties selon un tracé allongé et irrégulier, qui rappelle effectivement un petit ver lumineux, ou encore une girafe ou tout simplement un Y.

Dans la constellation de Cassiopée se trouve NGC 457, un amas ouvert particulièrement apprécié des observateurs, plus connu sous les surnoms d’amas de l’Extraterrestre, de la Chouette ou encore de la Libellule. Ces appellations viennent de sa forme étonnante : deux étoiles brillantes ressemblent aux yeux d’une créature tandis que les étoiles de l’amas dessinent un corps allongé avec des bras déployés. Pour le repérer, il suffit de partir du célèbre « W » de Cassiopée et de viser la zone située à mi-distance des étoiles Shedar et Ruchbah, formant les pointes vers le bas du W. Visible aux jumelles sous un ciel sombre, il devient spectaculaire avec un télescope de 150 mm. À faible grossissement, on découvre une vingtaine d’étoiles principales qui dessinent clairement sa silhouette caractéristique. Avec un peu plus de diamètre, de nombreuses étoiles plus faibles apparaissent en arrière-plan, donnant davantage de profondeur à cet étonnant personnage céleste.

Les objets célestes présentées en août 2025 restent d’actualités, ainsi que les classiques du ciel d’été.

Sources

PGJ Astronomie : http://pgj.astro.free.fr/
IMCCE : https://www.imcce.fr/
StarWalk : https://starwalk.space/
Heavens Above : https://www.heavens-above.com/
EarthSky : https://earthsky.org/
Les Perséides : https://earthsky.org/astronomy-essentials/earthskys-meteor-shower-guide/

Crédits

Habillage sonore : MuZiMage – https://muzimage.com/ et https://www.facebook.com/muzimage
Et avec la voix de Sam Axelle : https://samaxelle.com/https://www.instagram.com/sam.axelle/https://www.youtube.com/channel/UCnq6N-LWK09QbjWxsrwbI9g
Photo de couverture : Photomontage personnel (sur fond d’illustration de Kanenori via Pixabay)

Mercure : NASA/JPL/Johns Hopkins University/Carnegie Institution of Washington
Vénus : NASA/Ricardo Nunes
Mars : NASA/Voyager1
Jupiter : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Kevin M. Gill
Saturne : NASA, ESA, J. Clarke (Boston University), and Z. Levay (STScI)
Uranus : NASA, James Webb
Neptune : NASA/JPL

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